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jeudi 12 mars 2009

Palmes : 2

Et voici la seconde session cette semaine avec les nouvelles palmes. Et de me fixer un entrainement basé sur les bras.

Les palmes ont pour effet deux choses principales :

- aider à se maintenir horizontal ;
- contribuent à un mouvement efficace sur l'eau.

De fait, je peux focaliser mon effort sur les mouvements de bras, en même temps que ma fichue respiration. Le tout en conservant un battement bien régulier qui prend sa source au niveau des hanches.

J'ai focalisé aussi sur une expiration exclusive par le nez, car je me suis rendu compte que je soufflais par le nez ET par la bouche ... Pas bon ça non ?

En battements de jambe avec la planche devant, j'ai bien senti les fessiers se réveiller. Ca a mouliné dur ! J'ai remarqué aussi une fâcheuse tendance à dériver sur la gauche, que je dois compenser avec le bras, du certainement au fait que ma jambe droite doit mal être alignée. D'ailleurs je me surprends à percuter mes pieds lors des battements ...

Ainsi équipé, les records tombent (!). Je nage beaucoup plus vite, mais pas forcément mieux encore.

J'ai donc fait :
- 200m d'échauffement en brasse, sans palmes ni planche. Pour se mettre dans l'ambiance.
- 800m avec planche et palmes, respiration sur le côté, battements de jambes ...
- 500m sans planche, en crawl 2T et 3T.
- 200m de récupération en brasse tranquille avec un peu de crawl cool down.

Le tout agrémenté de très généreuses pauses (> 30s avec récupération statique), toujours aussi nécessaires. Je peux tenir à un rythme satisfaisant pas plus de 100m encore. Mais la technique progresse. A suivre.

lundi 9 mars 2009

Première séance 100% palmes

Fermement décidé, samedi je suis donc passé au Go Sport pour m'équiper de la dernière paire de palmes qu'ils avaient (à ma taille). J'ai évité la paire made in China car je n'ai pas confiance dans le système qui soutient le talon d'Achille. Avec celles-là, point de souci, une sangle bien élastique et réglable permet de bien soutenir le pied. Et c'est le pied !

Direction la ligne 2, celle réservée aux instruments de nage pour nageurs équipés de systèmes de prise de vitesse, de stabilisation diverses, ou anti-coulée. Et de dire qu'elle est aussi fréquentée par beaucoup de monde, et aussi par des sauvages de la circulation.

On m'avait dit de travailler mes battements de jambe. J'ai donc commencé par là, pour m'échauffer. 200m.

Ensuite travail en alternance, pour reprendre les exercices de mon seul cours. Poussée côté droit, avec respiration côté gauche, et inversement.

J'ai alterné tous ces exercices là, palmé, et les conclusions sont intéressantes :
  • La vitesse est bien plus rapide que sans, mais demande un effort assez soutenu. Je me suis surpris en deçà de la minute pour une longueur.
  • Cela demande une plus grande stabilisation au niveau des jambes (vu en cours). Par moments je dérive sur le côté.
  • Pensant maitriser les battements (pas de coup avec le genou ! mais un mouvement qui part de la hanche ...), j'ai focalisé sur le retour de bras : coude cassé pour faire passer le mouvement par l'épaule et non le bras = économie d'énergie. Et prise sur le crawl suivant le bras bien en avant. J'ai ressenti une plus grande efficacité.
  • Les jambes ont quand même été bien sollicitées, mais je pense qu'elles étaient mieux alignées et plus efficaces que sans palmes.
  • A la fin de l'entrainement, j'ai laissé la planche sur le bord. Et là surprise : les sensations de glisse étaient là, bien soutenues par les palmes, et la vitesse qu'elles m'ont permis. Un vrai régal, malgré les essoufflements encore trop présents, m'obligeant à des pauses régulières tous les 50 ou 100m au mieux.
  • Tentative de trois temps sans planche, avec application du retour de bras : et là j'ai bien ressenti la sensation de glisse, très rapide (pour moi), et j'ai repensé à ma métaphore de ski, qui s'avère vraie : en s'appliquant, on se fatigue moins, on glisse mieux, et on nage plus vite. Je me suis surpris à dépasser un voisin sur la ligne à côté (en crawl, précise), ce qui n'arrive jamais. Mais je dois encore travailler mon endurance.
Bref une bonne séance qui m'a appris des choses. Ca plus un nouveau cours que je reprendrai tantôt, enfin une sensation de progrès après une période de découragement depuis deux semaines ...

vendredi 6 mars 2009

La jalousie est un vilain défaut

Mon problème, c'est la respiration et la technique en crawl. Impossible de maitriser les deux pour aligner plus de deux longueurs sans recracher mes poumons. En plus d'une forme assez tiédasse ces temps-ci, ça me lasse et cela peut même me décourager.

Et pourtant je le sais très bien : il ne faut pas regarder les autres, surtout quand tout le monde dépasse.

Et bien j'ai pêché. Et la sanction a été sévère cette semaine à Jean Taris. Observant mes voisins sur la ligne d'à côté, je repensais à la métaphore du ski : plus de technique, moins d'effort, plus d'endurance et plus de vitesse. Tout pareil ! Et à eux d'enchainer les allées et venues avec une technique hyper fluide, et moi à la traine, victorieux d'une longueur achevée dans la douleur à chaque fois, et à la peine en voyant ces voisins repartir de plus belle avec une belle facilité. Pas essouflés, ils pouvaient passer le reste de la journée à aligner les longueurs avec une telle aisance.

Il est temps de se poser. J'accroche le bout de la ligne, je stoppe la montre. Et je réfléchis. Il reste à peu près une quinzaine de longueurs pour cette séance là. Le but est de la terminer le plus cool possible, et si possible ressortir par l'échelle. Se relâcher est un point clé. Mais sans se décourager et laisser la place à la désolation et l'abandon de l'exercice.

Donc j'ai forcé, en imaginant un Philippe Lucas sur le bord me guidantet m'encourageant (je ne sais pas pourquoi lui spécialement, que je ne blaire pas), et en pensant à ce qu'ont du en chier les Manaudou et autres Bernard. Et de me dire de refaire une longueur en respirant sur le côté seulement, et de terminer cette troisième longueur consécutive. Je bois la tasse, mais tant pis, il faut finir.

Il faut être maso parfois, mais cela m'a convaincu de reprendre des exercices avec accessoires, et des cours. Ayant vu qu'à la piscine, ils ne prêtent pas de palmes, un passage par un Go Sport ou équivalent sera certainement utile ...

Je me suis rattrapé par des plongeons à trois mètres et une demi longueur du bassin en apnée. Cela m'a détendu de ces émotions, et relaxé. Y aller cool, c'est important. Je me sens maintenant plus à l'aise sous l'eau, même sans lunettes, avec une impression très décontractante.

mercredi 25 février 2009

Mercredi en mode "Power off"

Il y a des jours comme ça où on ne le sent pas. J'aurais du écouter cette petite voix qui, dès ce matin, me disait : "Non aujourd'hui ne va pas nager". Et ce n'est pas notre sortie de la veille jusque une heure du matin qui aura arrangé les choses, bien que le réveil se soit bien passé.

Mais j'y suis quand même allé, en me disant qu'il faut une activité par jour. Des fois il vaut mieux se taire.

L'entrée dans l'eau s'est bien passée, les premières longueurs pas mal, en alternance 50m crawl / 50m brasse comme de coutume maintenant. Mais aucune sensation, des essoufflements répétés, que je pouvais soulager en brasse toutefois. La sensation escargot en ordre de bataille contre les éléments a atteint son paroxysme. Une impression de batteries bien déchargées et vidées.

J'ai donc stoppé avant l'heure de nage, avant de me revigorer sous la douche chaude. Une séance off, que j'aurais du décaler à demain.

lundi 23 février 2009

il faudrait une ligne 4 bis ...

Aujourd'hui la séance de natation a eu lieu dans un état relativement fatigué. Même mon propre client me recommande une semaine de congés, tellement j'ai l'air crevé. Cela ne m'a pas empêché de me trainer vers la piscine. Le mot "trainer" était approprié ce jour.

Le nouveau bonnet en latex à 3 euros ne m'a pas non plus démoralisé, que j'ai du acheter faite d'avoir égaré le mien sûrement dans le linge sale. Il m'a littéralement déchiré la tête, comme si on me tirait les cheveux tout le long de la séance en arrière. Je suis passé du look schtruompf au look oreilles pressées, non sans douleur. Je ne parle même pas de la marque qui reste sur le front après la séance.

Je me suis donc lancé. Ligne 4, celle des pros, mais pas autant pro que la 3 (dite "crawl rapide" dont la vitesse minimum requise est de 3 km/h). Il n'y avait pas encore beaucoup de monde, je pouvais m'affairer à mes exercices : alternance de longueurs en crawl, puis en brasse. Une fois sur la droite, une fois sur la gauche, une fois en trois temps. Avec pause de rigueur.

En fait la natation, c'est comme le ski. Plus on se fatigue, plus on fait des efforts, et plus on s'épuise. La différence résidant dans le fait qu'au lieu de tomber tous les dix mètres, on s'épuise tous les quinze mètres. Et dans les deux cas on n'avance pas, à la jalousie de celui qui dépasse sans avoir l'air de faire le moindre effort.

J'ai donc enclenché mes exercices en pensant à autre chose, presque de la même façon qu'une apnée ou une posture exigeante de yoga. Faisant abstraction de tout, je sentais, lorsque j'alignais mes battements de jambe correctement, et quand je pliais bien le coude à la sortie, que je les ramenais de façon plus efficace, le corps s'allonge mieux, et la sensation de glisse apparait .... enfin ! Et là ça trace. Sur le côté que je croyais mauvais, mais que la prof m'a reconnu comme bon finalement (le retour de la main gauche), je me suis senti à l'aise. Et donc d'aligner, dans une vitesse de croisière qui m'allait bien, les allées et venues dans ce bassin qui ne tardait pas à grouiller de monde. Les dépassements hasardeux de ces messieurs et ces mesdemoiselles ont vite faits de me convaincre de passer à côté.

Pourtant, je me suis même surpris à rattraper des nageurs de brasse, de dos et même de crawl, qui - je le vois - alignent une technique pas optimale. La foule aidant, je me suisdonc rabattu sur la ligne mitoyenne, la cinq, celle des nageurs 4 nages sans précision de vitesse. Et de constater que là, j'étais obligé de ralentir. Comme quoi une ligne intermédiaire serait la bienvenue, une où le dos crawlé serait interdit, par exemple.

Bref, en tout 2 kms en 1 heure. Ca m'a bien fait tourner la tête, mais en même temps pas mal rassuré. Bientôt je tacherai d'aligner plusieurs longueurs en crawl.

J'ai besoin d'être rassuré en ce moment.

jeudi 19 février 2009

Les vacances scolaires sont un danger pour le nageur

Le problème à Paris, c'est que pendant les vacances scolaires, les piscines ferment. Du coup, tout le monde se rabat sur la ligne 4 de la piscine des Halles, et coincidence c'est celle que j'utilise pour mes séances.

C'est à partir de 12h30 que cela devient critique. Il doit y avoir au bas mot 20 personnes sur la ligne. En plus je me suis fait arrêter deux fois (!) par le même type (!), un non initié indiscutable. La première car il trouvait que je ne "tenais pas ma droite" quand il m'a dépassé, et la seconde car il m'a surpris avec un pull buoy alors que c'est pénalement répréhensible sur cette ligne. Un emmerdeur qui n'est pas parti à la montagne comme tout le monde.

J'ai donc focalisé ma séance sur les battements de jambe (le mouvement part de la hanche bon sang !) et sur la respiration en crawl. Donc une longueur de crawl suivie d'une longueur de brasse. De quoi sacrifier le temps de nage. J'ai pu quand même aligner 2 km dans cette atmosphère hostile en 1 heure.

Vivement la rentrée !

lundi 16 février 2009

Le cours de natation

C'était prévu depuis dix jours, il a eu lieu aujourd'hui : le premier cours de natation. La dernière fois que j'en ai eu un, j'étais au collège et je détestais ça. Cela n'est pas sans me rappeler que j'ai eu zéro au bac, deux minutes au delà de la note 0.5 / 20 ...

Mais maintenant c'est différent : j'ai une technique trop mauvaise en crawl, et j'ai du prendre LA résolution. Le rendez-vous a bien eu lieu, et j'ai retrouvé la prof à l'heure prévue, midi. A 15 euros la demi heure, j'entendais bien avoir des réponses concrètes sur mes battements de jambes, le placement de mes bras et pourquoi je m'essouffle en moins de deux. Ca a commencé par un échauffement dans la ligne 1, elle était vide et c'est un luxe vu l'affluence. Mais c'est l'avantage du cours privé.

Je m'échauffe donc sur deux longueurs, pas trop rapides pour ne pas commencer naze. La prof m'a observé et déjà la couleur est annoncée : le retour de bras est mauvais, les battements de jambes pas bon du tout, et la respiration très mauvaise. Bref il y a du boulot.

Elle sort le matériel : planche et palmes.

Premier exercice : respiration et battements de jambes. Le truc c'est de débuter le mouvement de battement au niveau des hanches, et non au niveau du genou comme je fais. C'est la jambe qui doit onduler. Facile à dire, mais à faire ... Et le tout en expirant sur 6 battements, et en inspirant sur la suivante, les bras tendus en avant sur la planche. Première longueur : mauvaise, seconde : un peu mieux, les sensations sont timides. Mais je ne me suis pas épuisé pour autant.

Ensuite exercices alternant la respiration, avec retour aérien du bras. Côté droit, puis gauche, puis droite + gauche. Bras gauche sur la planche, la respiration côté droit doit se faire en tournant seulement la tête, pendant que le bras droit se tient le long de la jambe. Idem de l'autre côté. Et de constater que le battement de ma jambe gauche est mauvais, il chasse sur le côté, me faisant ainsi me décaler sur la droite ... Et oui ce n'est pas facile !

Ensuite c'est le travail de retour de bras. Position de départ : bras gauche sur la planche. Le bras droit pousse sous l'eau, revient le long du corps, et prise d'air sur le côté droit. Retour tête dans l'eau, et retour aérien du bras, en passant la main sous l'aisselle droite le plus possible pour sortir le coude le plus haut. C'est la clé. Et allonger la main au maximum. Idem de l'autre côté.

Ici seul mon retour de bras gauche est bon, l'autre est mauvais. Il faut plier le coude à la sortie de l'eau, et non avoir le bras droit. Cela évite de gaspiller de l'énergie.

Ensuite alternance respiration gauche, droite, jusqu'aux fameux trois temps, que je n'ai guère pu faire correctement.

Tous ces exercices ont eu lieu avec des phases de récupération identiques : une inspiration suivie d'une expiration sous l'eau, 10 fois. C'est valable quelle que soit la nage. Je la maitrise en brasse, mais pas en crawl.

Pour terminer, une longueur bras tendus sur la planche (comme au début), mais en battant des jambes à fond la banane. Mes quadriceps ont souffert, mais j'ai vu le fond défiler à vitesse V.

La demi heure est passée relativement vite, mais j'ai eu la dose. Conclusion de la prof : "Il y a de l'espoir."

A travailler selon elle : le battement de jambes principalement au début.

Ce que j'ai fait durant l'heure suivante, en tentant de refaire les exercices de retour de bras en même temps. J'ai fait des alternances battements rapides, et retours de bras. Comme je n'avais plus la ligne 1 pour moi seul, je me suis rabattu sur la deux mais c'était blindé, et oui vacances obligent !! Donc j'ai surtout fait des battements de jambes, allant jusqu'à un début de crampe au plus fort, mais avec les palmes ça va vite (j'ai compté 1 minute pour faire une longueur, soit 50m).

Ca m'a épuisé. je n'ai pas compté toutes les longueurs, mais j'ai du faire à peu près :

100m d'échauffement,
300m de battements ;
300m de battements + retours de bras ;
50m de battements rapides ;
500m d'exercices personnels après le cours.

Le tout en 1h30 au total de cette séance, alternée de nage récupératrice (comprendre : la brasse) et de ces exercices.

Bref j'ai eu mes réponses, et je sais maintenant ce qu'il reste à faire. La perspective d'un autre cours n'est pas exclue. Merci la prof ! (et sympa en plus).